Réflexions

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On m'a invité à plusieurs reprises de préparer une réflexion sur un sujet de préoccupation contemporaine. La perspective souhaitée était celle du long terme, et la méthode appliquée, celle de l'historien. Ces réflexions peuvent avoir un intérèt pour les visiteurs, qui sont invités à goûter ici un certain nombre d'entre elles.

Par exemple, si vous vous demandez si les nouvelles technologies de communication sont bien nouvelles, ou si l'annonce de la révolution de l'information vous laisse perplexe, peut-être trouverez-vous matière à alimenter votre réflexion en lisant Les médias dans une perspective historique.

Comme les média électroniques, la consommation de masse est un aspect historiquement préoccupant pour la société québécoise. Mais tous les développements historiques sont des chemins multiples. La philosophie dominante qui définit autant la production que la consommation a eu une origine ainsi que des rivales. Pour retouver ces racines, lisez Une archéologie d'un mot pour éclairer une époque.

Les événements historiques n'ont pas besoin d'être réels pour marquer la pensée des successeurs d'une époque. Personne au 12e siècle a entrepris de construire une église gothique, pas plus qu'un empereur ait déjà règné sur un empire byzantin. Ainsi, au Québec, tout est avant ou après la Révolution tranquille. Mais quelle part de cette révolution n'est pas une thérapie pour peuple mal dans sa peau ? Lisez La Gestalt, le chiffre huit et la révolution au Québec.

Les humains s'inventent des présents, ou des futurs, imaginaires, à partir de passés imaginaires. Il est peut-être un paradoxe de l'histoire dans l'observation qu'une des constantes de l'histoire est l'absence de mémoire des hommes à travers l'histoire. Est-ce la nature humaine de préférer une illusion visible à des réalités invisibles ? Est-ce tout simplement de la paresse ? Platon en a parlé comme d'une caverne, et Moïse comme d'un veau d'or. N'oubliez pas de lire Le Dieu qui marche devant nous: réflexion sur la mémoire des hommes.

Notre époque hésite entre un matérialisme débridé qui menace la liberté, disons même l'âme, de l'Homme, et un rêve de solution finale à tous les maux. Mais l'utopie n'est pas nécessairement une folie. Quand Thomas More a publié son Utopie, il a proposé une réflexion libératrice qui n'est pas sans pertinence pour les lecteurs contemporains. Si cette suggestion vous intrigue, lisez Une oeuvre pour le temps présent: l'Utopie de More.

J'encourage aussi le visiteur à se transporter ultérieurement au site de la revue AO! Espaces de la parole .

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