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Neuf étudiants du cégep de Drummondville ont maintenant le Sénégal dans la peau
Le vendredi 14 janvier 2011 – Les projets à l’international se multiplient au cégep de Drummondville et, pour preuve, un groupe d’étudiants a récemment partagé son expérience d’un projet d’initiation à la coopération internationale mené durant un mois, dans de petits villages traditionnels du Sénégal, en Afrique. Ils en sont revenus transformés. «Ici, on a tout, et les gens sont en dépression. En Afrique, les gens n’ont absolument rien… mais ils sont heureux malgré tout. Ma vision du monde et mes relations avec les autres ont changé depuis mon retour du Sénégal. En fait, on dirait qu’on n’en revient jamais complètement…», raconte d’emblée Annabel Boissonneault, une étudiante de 3e année en double cheminement (Arts et lettres et Danse) qui a pris part à l’aventure sénégalaise. Elle est ses collègues, Carolane Dallaire-Leclerc (Sciences de la nature), Anthony Grégoire (Musique), Marie-Alice D’Aoust (Arts et lettres et Musique), Ariane Roberge (Arts et lettres et Musique), Cassandre Duguay (Arts et lettres et Musique), Meggie Huot (Sciences humaines), Marie-Pier Chevrier (Arts et lettres et Musique) et Lysandre Beauchemin (Musique), ont séjourné dans des familles de deux communautés situées près de Thiès, à une heure à l’est de la capitale. Cette intégration leur a permis de savourer pleinement leur aventure africaine.
Leur projet s’est déroulé sous l’égide de l’organisme Mer et monde, qui collabore avec des organisations non gouvernementales (ONG) de pays en voie de développement dont le but est de soutenir l’effort de femmes qui souhaitent améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs enfants. Les participants ont pu bénéficier de trois fins de semaine de préparation afin de se familiariser avec leur pays d’adoption. Les étudiants étaient accompagnés par l’enseignant en musique Francis Gagnon, qui a pris part à divers projets de coopération internationale par le passé (Haïti en 2000; Sénégal en 2001 et 2006). Celui-ci croit que ce séjour en a donné le goût à plusieurs de réaliser d’autres projets du même genre. Le sourire des enfants «C’était dans mes activités préférées, reconnaît-elle. On a pu monter des activités d’apprentissage par niveau. Les enfants ne parlaient pas tous le français, mais ils étaient tellement attachants, accueillants. Curieux, ils voulaient jouer avec nous. Ils savaient qu’on venait de loin.»
L’étudiante a eu la chance d’être hébergée dans une famille un peu mieux nantie que d’autres, mais de ses collègues ont été confrontés à des conditions de vie plus éprouvantes. «Dans ma famille, il y avait des toilettes, mais pour d’autres, c’était un trou dans le plancher… Certains n’ont pas toujours mangé à leur faim, mais ce n’est rien comparé ce à quoi doivent faire face quotidiennement les Sénégalais. Nous, on nous avait préparé à cela. Malgré tout, il y a eu des moments difficiles, mais on s’en parlait. Avec le temps, une belle chimie s’est installée entre les étudiants. C’était une belle leçon de vie», dit-elle. Il faut dire que le groupe s’est préparé et serré les coudes pendant un an et demi, ne serait-ce que pour réunir les quelque 35 000 $ nécessaires pour organiser le périple. De multiples activités d’autofinancement ont ainsi été mises sur pied, au cégep de Drummondville comme ailleurs. «Ces jeunes se sont totalement investis tout au long de l'année et demie de préparation et ils ont accepté de donner généreusement, sans salaire, un mois de leur vie pour offrir un petit coup de main à ces petites communautés au Sénégal. Ils se sont impliqués à fond, avec créativité», souligne Francis Gagnon.
Cette expérience maintenant derrière lui, l’enseignant envisage tranquillement un autre projet d’initiation à la coopération internationale, dans deux ans, autour de l’aide aux devoirs et à l’apprentissage du français. Pour ce faire, M. Gagnon demeure en communication avec les responsables de l’organisme Mer et monde et ses contacts au Sénégal, au plus grand plaisir d’une nouvelle cohorte d’étudiants du cégep de Drummondville qui pourra, à son tour, rêvée d’une expérience enrichissante en terre africaine. À propos du Cégep de Drummondville -30-
Source : Dominic Villeneuve |
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